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Le Patchwork des noms n’est ni une œuvre d’art, ni un décor. Son but est d’attirer l’attention du public sur l’épidémie, perpétuer la mémoire de ceux qui sont morts du sida, combattre l’exclusion et la discrimination des personnes, permettre aux familles le souhaitant, d’affirmer la cause véritable du décès des leurs, et d’œuvrer dans une plus grande visibilité pour une prise de conscience. Cet espace symbolique de réflexion et d’émotion devant la mort permet aussi aux proches de ceux et celles qui sont décédés du sida de vivre leur deuil autrement, en partageant leur douleur. Des ateliers ont donc été aménagés pour accueillir et soutenir les proches et les aider, si nécessaire, à réaliser leur panneau

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Ikambere

En visite a l'association Ikambere (soutien aux femmes séropositives migrantes), en compagnie d'une équipe de Solidarité Sida, pour continuer le chantier de la restauration des patchworks.

Les femmes d'Ikambere ont aussi decidé de se lancer dans la confection d'un patchwork !

 

Les Déploiements

"Mais quel sens donner à la conservation d’archives, d’objets témoins ou d’entretiens, si ce n’est pas pour les restituer au public ?" Stéphane Abriol, anthropologue
 

Le déploiement des patchworks cousus les uns aux autres pour former des carrés, est un moment fort, émouvant, qui rassemble dans le même hommage les gens en deuil et le grand public. Cette manifestation est destinée à attirer l’attention du public sur l’épidémie mais aussi à perpétuer la mémoire de ceux et celles qui sont morts du sida.

 

Lors de rencontres ou manifestations, les patchworks sont ouverts, levés et tournés très lentement pendant la lecture des prénoms des disparus. « S’ensuit un moment de silence et de recueillement. Ils sont enfin déployés au sol et toutes les personnes présentes peuvent entrer dans le Patchwork par l’intermédiaire d’allées et parcourir ces allées du souvenir vivant où se rencontrent mémoire individuelle et mémoire collective. Ce Patchwork est une sorte de tableau de ce qu’est le sida, Il raconte toutes ces vies fauchées par le virus ». », note Bruno-Pascal Chevalier. 

 

Depuis plusieurs années, deux déploiements ont lieu chaque année :

- Pendant le festival des Solidays 

- à l'occasion du 1er décembre, journée mondiale contre le sida

 

Un Patchwork, c'est quoi ?

Que contient t-il ? 

Chaque panneau est conçu par une ou plusieurs personnes, à la mémoire d’un ou plusieurs de leurs proches décédés du sida. Le support est une surface en tissu de 0, 90 par 1, 80 m sur laquelle tout est permis : peinture, inscriptions indélébiles, couture, broderie, objets cousus, photos plastifiés… Ce panneau doit comporter au minimum le prénom de la personne décédée.

« Les carrés nous sont remis avec une lettre d’accompagnement, sorte d’histoire de vie, qui permet aux proches de faire le deuil », souligne Bruno-Pascal Chevalier. Les créations sont ensuite reliées en vastes panneaux de huit carrés présentés lors de manifestations et rencontres autour du sida. « On souhaite ainsi rassembler tout le monde autour de ces personnes, ajoute-t-il. C’est un bon moyen pour rendre visible le sida et ses différents visages, mais aussi toutes les discriminations dont ils ont été victimes. Nous avons eu un cas, une fois, où la famille a refusé que le défunt apparaisse sur le panneau. Afin qu’il ne soit pas écarté, nous avons recouvert son carré d’un tissu sur lequel nous informions le public du souhait de la famille. Cela a pris une grande dimension symbolique et politique ».

Et techniquement, en quoi cela consiste-t-il ?

Un Patchwork, c'est en fait un carré composé chacun de 8 panneaux, comme figurent notre logo et l'exemple ci-dessous :

 

Un carré mesure donc 3,60m sur 3,60m puiqu'il est convenu que chaque panneau mesure 1,80m sur 0,90m.

Les panneaux doivent comporter au minimum le prénom de la personne décédée.

 

 

 

Des témoignages

"Mais c'est aussi une façon d'exprimer ma fidélité"

"Tombé par hasard sur votre site, j'ai voulu témoigner pour Patrick, parti beaucoup trop tôt. A l'époque, j'ai eu l'impression qu'on me volait son enterrement, le prêtre avec qui il avait communiqué dans ses derniers instants, n'a pas pu venir aux obsèques; bref, je me suis tourné vers la rubriques "annonces" de Libération, pour dire combien je l'avais aimé, cinq ans d'une vie à cent à l'heure, et pour dire aussi qu'il n'était pas mort seulement d'un cancer du foie.
J'ai continué à voir sa famille, sa mère surtout, et si on ne parle pas trop de Patrick, elle et moi sommes en communion, ce n'est peut être pas très clair, mais c'est aussi une façon d'exprimer ma fidélité"

De la part de Schischi à propos de Patrick (1963-1998), son compagnon
 
 

 



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